Mobilités plus solidaires : réduire les fractures sociales et territoriales

Comment garantir à chacun la possibilité de se déplacer pour accéder à l’emploi, à la formation, à la santé, à la culture ?

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  • Le mieux est souvent l'ennemi du bien

    michel - 12 Décembre 2017 - 19h49
    Quand je vois le b...azar organisé au niveau de Paris, par les "khmers verts", pour en chasser l'automobile, régulièrement dénoncé par tout ce que le pays compte de gens raisonnables, je me dis quelquefois que les écolos sont leurs pires ennemis.
    A part Paris, toutes les autres métropoles qui veulent se lancer dans l'aventure des ZCR, le font uniquement pour la circulation différenciée en cas de pic de pollution. En outre, le plus souvent, elles excluent de ces contraintes, les 2RM, qui sont plutôt intéressants pour fluidifier le trafic.
    Pas à Paris ! Il est interdit de circuler aux vieux véhicules tous les jours de la semaine, ce qui crée de l'injustice sociale, et les motos sont encore plus mal considérées que les voitures.
    A Paris donc, l'extrémisme est de rigueur et il est manifestement contre-productif, de part les crispations qu'il engendre, pour modifier durablement les comportements...
    Stéphane Ascoët
    Le coût d'utilisation d'une voiture ne se limite pas au prix du carburant (huit centimes par km, cinq au GPL d'après mes calculs), ce que ses utilisateurs oublient ! Il faut multiplier ce coût par cinq (frais d'entretien, d'assurance, d'amortissement...) soit quarante centimes par kilomètre.
    • Pas d'accord
      0
    Stéphane Ascoët
    François Schneider qui travaille professionnellement sur cette question des transports fait l'hypothèse que la désertification est provoquée par la motorisation des personnes. C'est parce que l'on sait que les personnes peuvent se déplacer que les grandes surfaces peuvent attirer les clients, que l'épicier peut supprimer ses tournées, que les classes et les maternités peuvent être regroupées, que la Poste envisage de supprimer ses tournées...
    • Pas d'accord
      0
    Stéphane Ascoët
    Plus généralement, elle est responsable de la diminution catastrophique des contacts entre êtres humains.
    • Pas d'accord
      0
  • L'ouverture du marché du transport ferroviaire, une opportunité pour tous

    Association Française du Rail - 12 Décembre 2017 - 15h45
    Aujourd’hui, l’offre de transport public coûte très cher à l’Etat et aux collectivités territoriales. En 2016, les Régions ont déboursé 4,9Mds€ pour financer, à hauteur de 73%, le transport public ferroviaire de voyageurs. Les 27% restants sont financés par l’usager.
    L’une des causes de ce coût élevé est l’absence de marché ouvert et concurrentiel.
    L’ouverture à la concurrence du fret ferroviaire a montré que les opérateurs alternatifs pouvaient offrir une meilleure qualité de service pour un coût inférieur. Les gains de productivité des entreprises ferroviaires privées permettront aux Régions de réaliser des économies et ainsi de pouvoir enrichir leur offre de transport public. Cela pourra également permettre aux collectivités territoriales de proposer des tarifs spéciaux plus attractifs à destination des populations fragiles ou pour promouvoir des opérations culturelles ou sportives.
  • fausses promesses

    CLF - 12 Décembre 2017 - 14h52
    Commençons par le titre "comment garantir?", ne serait-ce pas plutôt "faut-il garantir?" car le service public doit correspondre à des besoins de service public et non pas répondre à des demandes individuelles. Toutes les strates de la gouvernance territoriale doivent être sensibilisées à la nécessité de penser l'aménagement, l'urbanisation...en fonction des capacités de transport/mobilité existantes, et non pas demander une offre de transport a posteriori. De la même manière, les services sociaux devraient être sensibilisés au fait de ne pas "isoler" les individus dans des zones "déconnectées" de l'offre de transport. Vouloir un plan Marshall des transports pour permettre à chacun d'être transporté, c'est oublier que des français ont intégré depuis longtemps cette contrainte, en choisissant un lieu d'habitat (plus cher, moins grand) à proximité des infrastructures et service, ou pas trop éloigné de leur lieu de travail, et qu'ils ne demandent rien de plus à la collectivité.
  • Les fausses pistes des subventions à l’aménagement territorial

    Olivier_R - 11 Décembre 2017 - 12h48
    Arrêtons d’avancer des concepts qui ne sont pas opérationnels (« droit au transport ») ou qui n’ont pas de sens (« égalité des territoires » : que veut dire deux territoires ÉGAUX?). On ne distribue ou redistribue pas durablement des activités ou des populations à coup de subventions, surtout récurrentes : ça ne fait que gaspiller des ressources. C’est à ceux qui choisissent de vivre ou de créer des activités dans des zones isolées à faible trafic d’en supporter les surcoûts.
  • Garantir et offrir : de l'intérêt de l'innovation et de l'expérimentation

    Cap au Nord Entreprendre - 07 Décembre 2017 - 10h25
    Le principe fondateur des services publics : Ne pas favoriser, ne pas exclure. Cependant, les infrastructures actuelles ne facilitent pas un accès égal aux différents services. L'apparition d'appli innovantes modifie le paysage des mobilités et laisse entrevoir une amélioration des déplacements. Le covoiturage, le copiétonnage, le transport à la demande sont autant de solutions pertinentes pour les différents publics. Il est à noter que chez Cap au Nord Entreprendre, la mutualisation des services de mobilité entre les différentes entreprises du réseau permet une optimisation des services de mobilité et une approche durable des déplacements des salarié-e-s sur le territoire.
    Par exemple, la mise en place de micro-navettes mutualisées permet la réduction du recours au véhicule individuel pour se rendre sur les lieux de travail qui connaissent globalement une saturation des aires de stationnement et des difficultés à recruter sur les territoires Nord de Marseille.

  • Le droit à la mobilité pour lutter contre la pauvreté

    Geneviève Tardieu - 05 Décembre 2017 - 09h45
    Le non accès à la mobilité a des répercussions très néfastes sur les personnes dans la précarité, non seulement pour accéder à l’emploi, mais à la santé, à l’éducation etc.
    Le mouvement ATD Quart Monde souhaite qu’un droit à la mobilité pour tous soit solidement affirmé dans la réglementation sur la mobilité qui sera discutée en 2018.
    Il souhaite également que les personnes précaires, celles qui sont privées de leurs droits fondamentaux, soient associées à l’élaboration et au suivi des politiques de mobilité, ce qui est la meilleure manière de garantir la mobilité durable pour tous.
    Il encourage les acteurs de la mobilité, institutions et entreprises à proposer des solutions innovantes qui apportent des réponses à tous les freins actuels à la mobilité des plus pauvres en les associant à ces dispositifs.
    La société civile est prête à s’investir dans l’élaboration de cette loi d’orientation, afin que les offres de transports correspondent aux besoins de tous, y compris des plus pauvres.
  • Mobilité et Equité en campagne

    Jacques Dornelle - 04 Décembre 2017 - 21h10
    il y a cette jeunesse qui passant par le CAP, le BTS doit aller là où l’enseignement choisi se fait, souvent pourvue par des services communs de transport rarement à proximité de leur lieu de résidence mais doit être aussi motorisée pour accomplir sa tâche auprès de son patron.
    Tous les établissements bancaires à juste titre commercialisent le crédit étudiant en le hiérarchisant selon le type d’études, la renommée de l’école et qui se caractérise par un différé de remboursement soit de l’assurance seule, soit en y ajoutant les intérêts, laissant ainsi le capital être remboursé en fin d’études, à la prise d’emploi.
    Je propose l’extension de ce principe de prêt avec différé aux jeunes qui poursuivent des études qui ne sont pas le fait de grandes écoles comme les apprentis , les étudiants en BTS.
    Montant : 10.000 euros maximum
    Taux : 0% maximum 3%
    Durée de différé : 3 ans maximum
    Voilà ma modeste contribution.
    Jacques DORNELLE
    LREM dans le GERS
  • urbanisme

    adsg - 04 Décembre 2017 - 10h40
    localiser les emplois et les services à proximité des habitations
    ne pas supprimer les service de santé de proximité
    navettes de desserte pour les spectacles
  • 4/4 Pour un véritable droit au transport pour tous, sans exclusive

    Odile Maurin - 03 Décembre 2017 - 19h15
    En attendant le retour à la loi de 2005 et son applications effectives, nous demandons l'application stricte des textes sur le transport de substitution, conformément à la directive de 2006. Car les conditions des rares services de transports de substitution existants ne correspondent pas à un « service de transport public accessible assurant, dans des conditions analogues, la desserte d’une ligne de transport non accessible ».
    En effet, les conditions générales des services contreviennent à la réglementation sur les points suivants : limitation de l’accès au service, inscription obligatoire, réservation préalable imposée, service restreint pour les personnes venant d’un autre département, non-respect de la vie privée, demande de justifications discriminatoires, …
    Imposte-t-on de tels conditions, de surcroît vexatoires, aux personnes valides : non ! Tout ceci constitue une rupture d’égalité entre les citoyens. Ce qui est inacceptable et discriminatoire.
  • 3/4 Pour un véritable droit au transport pour tous, sans exclusive

    Odile Maurin - 03 Décembre 2017 - 19h11
    Ce fut la consécration de la fin de la liberté d'aller et venir, et surtout du droit pour les personnes en situation de handicap de choisir leur lieu de vie, non pas en fonction de la fréquentation des arrêts de transport à proximité, mais en fonction de leur droit de choisir comme tout citoyen leur lieu de vie. C'est pourquoi l'association HANDI-SOCIAL demande l'inscription dans la constitution d'un véritable droit au transport, qui concerne tous les citoyens, et pas seulement les plus valides. Sachant que la question de l'accessibilité concerne toutes les personnes à mobilité réduite, bien au-delà du champ du handicap, avec toutes les personnes âgées vivant en zone rurale et assignées à résidence elles aussi. Nous demandons aussi l'abrogation de l'ordonnance accessibilité et le retour à la loi 2005.
  • 2/4 Pour un véritable droit au transport pour tous, sans exclusive

    Odile Maurin - 03 Décembre 2017 - 19h10
    Sachant que pour qu'un transport routier ou ferré soit accessible, il faut d'une part que le matériel roulant le soi, mais aussi que le point d'arrêt soit aménagé. Mais cette fois encore, et malgré l'existence de textes réglementaires, la loi a été peu ou pas appliquée. Et au lieu de sévir, nos gouvernants ont sorti l'ordonnance accessibilité du 26 septembre 2014, ratifiée le 5 août 2015, et accordé aux mauvais élèves nombreux, de nouveaux délais, de 36 ou 9 ans, mais surtout, ils ont remis en question la notion de la continuité de la chaîne de déplacement, y substituant la notion d'arrêt prioritaire. Notion principalement liée à l'importance de la fréquentation des arrêts en question. Avec aussi la notion d'un arrêt accessible à 50 kms maximum d'un arrêt inaccessible.
  • 1/4 Pour un véritable droit au transport pour tous, sans exclusive

    Odile Maurin - 03 Décembre 2017 - 19h09
    Je viens aborder ici la question de la ségrégation subie par les personnes à mobilité réduite dans ce pays.
    La loi de 2005, après une première loi de 1975 inappliquées, était venue fixer des obligations en matière d'accessibilité des transports pour permettre notamment aux personnes en situation de handicap de se déplacer. Les autorités organisatrices des transports avaient un délai de 10 ans pour rendre accessible l'intégralité de la chaîne de déplacement, afin d'assurer sa continuité. Seules dérogations possibles, l'impossibilité technique avérée qui devait être démontrée et qui était cadrée. Pour arriver à ce résultat, ces autorités devaient réaliser un schéma d'accessibilité des transports collectifs dans les 3 ans de la loi, et elle devait en outre mettre en place pour les points d'arrêt reconnu en impossibilité technique avérée un service de transport de substitution.
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