Guillaume Bavière / Flickr

Atelier territorial à Loos-en-Gohelle : pour des mobilités rurales plus solidaires, plus propres et plus intermodales

Ateliers en région
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28 Novembre 2017
Présidée par le préfet du Pas-de-Calais, la réunion publique qui s’est tenue le 9 novembre à Loos-en-Gohelle (62) est l’un des quatre ateliers territoriaux organisés dans la région des Hauts-de-France dans le cadre des Assises. Sur la soixantaine de personnes réunies, un bon nombre de citoyens et d'élus locaux étaient présents pour discuter des conditions locales de déplacement.
Les thèmes abordés ont en particulier porté sur les enjeux de mobilités des territoires ruraux. De fait, Loos-en-Gohelle est une commune française et ancienne cité minière du Pas-de-Calais comptant près de 7000 habitants. L’une des problématiques du secteur repose en effet sur des territoires certes assez denses, mais dont les centres de vie et de travail sont souvent diffus, et les mobilités très dépendantes de la voiture individuelle.
 

Des solutions pour les déplacements en milieu rural

Trois axes de réflexion majeurs, promus par la consultation nationale, ont été mis en avant au sein des discussions de l’atelier. Réparties en groupes de travail thématiques, les questions de mobilités plus solidaires, plus propres et plus intermodales ont particulièrement animé les débats :
 
  • L’engagement solidaire été abordé du point de vue de la desserte des territoires peu denses, via les transports en commun. La baisse des tarifs de ces mêmes transports collectifs, le prêt de véhicules pour l'accompagnement au retour à l'emploi, et la mise en place d’une politique de transport en lien avec la redynamisation du centre ville ont également été argumentées, en tant que pistes d’expérimentation sur le territoire. En outre, le développement d’une offre de covoiturage locale et d'un Bus à haut niveau de service (BHNS) a été mentionné. 
  • Pour rendre plus propres les déplacements du quotidien, les participants de l’atelier souhaiteraient que la continuité des pistes cyclables sur l'ensemble des parcours soit assurée ; que les circuits en modes doux soient sécurisés ; que les déplacements à pied ou à vélo pour les courtes distances soient renforcés. Pour cela, un effort d’enseignement pédagogique dans les écoles devrait être instauré.
  • Au sujet de l’intermodalité, les réflexions ont porté sur la gamme tarifaire billettique, qui devrait être simplifiée et rendue plus attractive. Le coût du stationnement et les accès voiture à l’abord des gares pourraient également être ajustés et rendus plus amènes. Les autorisations d’occupation temporaire (AOT) ont été examinées afin de mettre les offres disponibles en cohérence et étaler les heures de pointe par des horaires décalées (à proximité des universités, écoles etc.). Créer des espaces destinés aux vélos dans les bus serait aussi souhaitable pour améliorer une potentielle intermodalité dans les déplacements des habitants... Enfin, une meilleure communication sur les offres de transport du secteur, et le développement du télétravail sont attendues.
 
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